jeudi 16 décembre 2010

Noël et les autres religions

Selon Wikipédia, l'encyclopédie libre: «Noël est une fête chrétienne célébrant chaque année la naissance de Jésus de Nazareth, appelée Nativité. À l'origine, cette fête était païenne et existait sous des formes différentes pour marquer le solstice d'hiver.»

Est-ce que les autres religions fêtent Noël?

Comment fête-t-on Noël chez les orthodoxes?... Les protestants?... Les musulmans?... Les juifs?... Les adeptes du candomblé?... Les hindouistes?... Les bouddhistes?...


Noël chez les orthodoxes

Dès le IVème siècle, les Églises d'Orient célèbrent la naissance de Jésus dans la nuit du 6 au 7 janvier. Cette fête commémorait à la fois la manifestation de la naissance du Christ aux bergers et aux mages et la manifestation du Christ à son baptême.

La préparation au Noël orthodoxe est une période de jeûne.

La veille de Noël porte le nom de «Sotchelnik» ou encore «Sotchevnik».Ce nom provient d’un mets rituel que l’on mangeait ce jour là: la «sotchiva» ou «poliva». C’était une kacha (bouillie) de blé ou d’orge, de seigle, de pois ou de lentilles mélangée à du miel avec des amandes et du jus de pavot. Le nombre de plats lui aussi était rituel - 12 - comme les apôtres.

Il était interdit de manger avant l’apparition de la première étoile en hommage à celle de Bethléem qui avait annoncé la Nativité aux rois mages.
Quand l’obscurité était tombée, à la première étoile, on se mettait à table et partageait des petites galettes de pain azyme en échangeant des souhaits de bonheur et de joie.


Noël chez les protestants

Les églises protestantes ont trois cultes pour Noël: la nuit, à l'aube et le matin qui tous les trois peuvent inclure la célébration de la Cène.

En 1560, au moment de la Réforme, les protestants se refusent à représenter la Nativité par une crèche comme les catholiques. Ils préfèrent développer la tradition du sapin, arbre qui symbolise le paradis d'Adam et Ève et la connaissance du bien et du mal.


Chez les musulmans

Le Coran (Sourate III,verset 42/47) affirme que Jésus est né d'une vierge miraculeusement. Mais l'Islam reconnaît Jésus comme prophète et non comme «fils de Dieu». La raison est que, pour les musulmans, Dieu est une abstraction: «Il n'a pas été enfanté et Il n'enfante pas».

Mais l'Islam permet-il de fêter la naissance des prophètes? Les musulmans sont divisés sur ce point. Certains fêtent le jour de Noël pour les enfants et pensent qu'un musulman peut accepter l'invitation de ses amis chrétiens à participer à la fête: «Les écrits disent: si ton voisin est en fête, réjouis-toi avec lui.» Mais, en principe, un musulman ne doit pas célébrer une fête religieuse non-musulmane. Il n'y a pas d'équivalent de Noël chez les musulmans.


Hanouka chez les juifs

Les juifs ne célèbrent pas Noël, mais ils ont une fête à célébrer en décembre: Hanouka, la fête des lumières.

Pendant Hanouka chacun allume une bougie d'un chandelier à huit branches, chaque soir de la semaine. Cette coutume commémore la reconquête d'Israël au IIème siècle avant J.C., dirigée à l'époque par un roi gréco-syrien : Antochius.

Le chandelier à huit branches rappelle le miracle d'une petite fiole contenant assez d'huile pour une journée qui avait été trouvée dans les débris du temple de Jérusalem aprés sa destruction, et qui aurait miraculeusement permis d'illuminer le chandelier pendant huit jours.

Pendant Hanouka, les juifs s'échangent un cadeau par jour pendant huit jours, et les enfants juifs reçoivent traditionnellement une toupie marquée des quatre initiales hébraïques qui signifient "ce fut là un grand miracle".

Noël chez les adeptes du Candomblé

Le candomblé au Brésil est né d'une mélange subtil de catholicisme, de rites indigènes et de croyances africaines. Cette religion consiste en un culte des "orixas" (prononcé "oricha"), les dieux du candomblé d'origine totémique et familiale, associés chacun d'entre eux à un élément naturel (eau, forêt, feu, éclair,etc.). Se basant sur la croyance de l'existence d'une âme propre à la nature, le candomblé a été introduit au Brésil par les multiples croyances africaines des esclaves issus de la Traite des Noirs entre 1549 et 1888. Le syncrétisme religieux a permis aux adeptes de cacher leurs dieux d'Afrique sous les traits des saints catholiques.

Aujourd'hui les adeptes du candomblé fêtent Noël même si c'est une fête chrétienne.


Diwali chez les hindouistes

Les hindouistes célèbrent le 28 octobre Diwali, la fête des Lumières. Partout en Inde, c'est l'occasion de se retrouver en famille, de décorer sa maison et de s'offrir des cadeaux tandis que les rues éclairées de bougies et de guirlandes résonnent du fracas des pétards et des feux d'artifices. Célébration de la lumière sous toutes ses formes, Diwali ou Deepawali, qui signifie en sanscrit "rangées de lampes à huile", trouve son origine dans la mythologie hindoue. La fête célèbre la victoire de Krishna sur le démon-roi Narakâsura, qui, à force de yoga, était devenu tout puissant.


Vesak chez les bouddhistes

Le Vesak est la période de l’année la plus importante du calendrier bouddhiste. Il correspond à la pleine lune de mai et commémore à la fois la naissance, l’éveil et la mort de Bouddha. La foi en l’Eveil et la possibilité d’y accéder par soi-même . L’harmonie de la Sangha, assemblée de tous les pratiquants qu’ils soient moines ou laïcs. Le Vesak est l’occasion de consolider les rapports entre bouddhistes et donc d’apporter cette harmonie.


Mais il y a des pays comme l'Inde, traditionnellement hindouiste, où les chrétiens sont de plus en plus nombreux et Noël est ainsi célébrée de manière occidentale.

Dans tous les cas, Noël c'est l'occasion de réflexions et de prendre les bonnes décisions!

Avoir une position positive, tolérante et fraternelle envers la vie et son prochain.

C'est ce que les catholiques prêchent, mais ces concepts s'adaptent pour chaque personne, quelque soit sa religion!

À la MQSA, où il y a autant de cultures différentes que de religions, Noël est vu et vécu comme une FÊTE FAMILIALE, AMICALE ET SYNONYME DE PAIX!



Pour Ursula Mendes avec la collaboration de Julien Verchilde

lundi 6 décembre 2010

A story of Deception (Sortie Ados Expo)

Cette rétrospective consacrée à Francis Alÿs, né en 1959 à Anvers, est la première exposition d'envergure présentée dans son pays natal.
A Mexico, où il vit toujours aujourd'hui, il est surtout connu pour ses actions qu'il documente et consigne de manières différentes.
Beaucoup d'actions sont éphémères, et présentent une connotation absurde, mais n'en sont pas moins précises et minutieusement préparées.
Dans l'œuvre d'Alÿs, "Deception" peut donc signifier bien d'autres choses que la déception, comme l'artifice, l'hallucination, la désillusion. Chez Alÿs la pertinence et l'inutilité est mince, et il joue souvent avec l'illusion des idées, des symboles, des actes. Il peut partir d'un objet brut, d'une minuscule image, d'un événement du quotidien, d'un jeu d'enfant ou d'une trace de peinture, et les transformer en œuvres mettant en question certains des problèmes les plus prégnants de la vie contemporaine.
" Parfois faire quelque chose poétique peut devenir politique et
parfois faire une chose politique peut devenir poétique "

La ligne verte - Francis Alÿs